Le plaisir de manger serait-il la meilleure parade face à l’obésité

En marge d’un sondage réalisé auprès de convives dans l’univers de la restauration, on a pu mettre à jour un certain nombre de comportements pouvant faire échec au surpoids, voire à l’obésité auxquels est potentiellement exposé un nombre croissant d’individus.

Lorsque l’on analyse les réponses, selon que les personnes interrogées se situent en surcharge pondérale ou non, on observe qu’à CSP identiques, les profils se situant dans la norme sont plus sensibles au plaisir de bien manger qu’au contrôle des quantités et au volume des portions ingérées, qui sont valorisées par les individus en surpoids.

Les temps moyens de prise de repas déclarés démontrent qu’à menus identiques les individus en surcharge consacrent pratiquement deux fois moins de temps pour se restaurer que les individus se situant dans la moyenne pondérale. Corrélativement à cette observation, plus les individus s’alimentent de façon collective et moins ils ont tendance au surpoids, ce qui confirme que la manière dont on consomme, et en particulier que la convivialité, s’avère être un remède contre la prise de poids qui guette les solitaires considérant la nutrition comme une préoccupation individuelle.

Paradoxalement on constate que les individus qui déclarent consommer une cuisine plus riche ou boire plus de vin ne sont pas les plus exposés à l’obésité. Il émane, en effet, des entretiens que le fait de se restaurer, pour les individus se situant dans la norme pondérale, fasse partie d’un ensemble où l’acte de manger est relativisé, étant aussi le prétexte à se réunir, à apprécier ce moment privilégié, à commenter l’aliment consommé ….
A contrario, les candidats à l’obésité considèrent la fonction alimentaire comme étant la préoccupation première, privilégiant les notions quantitatives et nutritives au détriment de la dimension qualitative de l’instant.

En fait, on peut en conclure que plus l’alimentation entre dans un registre culturel et moins l’anxiété génératrice de surpoids, n’a de prise voire de conséquences physiologiques négatives.

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